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Discographie

Publié par Makizara

Discographie

"Gabelt" - Gabelt

Ah! La procrastination, le pire fléau de l'humanité! Malgré mes bonnes résolutions de début d'année qui ont, en général, une espérance de vie d'environ 3 semaines, je n'ai pas réussi à me débarrasser de mon penchant de cossarde pour la procrastination.

Les EP's s'accumulent sur mon bureau et les chroniques tardent à naître.

L'autre jour, Arthur, le guitar-hero des Gabelt, m'a dit que le nouvel EP de son groupe sortira à la rentrée prochaine. J'ai été ravie par cette nouvelle mais, très vite, un sentiment de "shame on me" m'a envahit. J'ai lancé un triste coup d’œil à leur dernier EP sortie en Septembre de l'année dernière, qui végète sur le coin de mon bureau en compagnie d'autres EP's et LP's de groupes toulousains. Pas loin d'un an s'est écoulé depuis que je m'étais fixée d'écrire cette chronique mais toujours rien... Je me dis toujours que j'écrirais des chroniques d'EP's quand je n'aurais aucun concert à chroniquer. Et bien évidemment, il y a TOUJOURS un concert à chroniquer...Et les EP's s'accumulent sur mon bureau...

Cette conversation avec Arthur, en apparence anodine, fût pour moi un électrochoc. Alors, je me décide enfin à me sortir les doigts du c à arrêter de procrastiner et faire cette chronique.

"Gabelt", l'EP éponyme du groupe est donc sortie en Septembre 2014. Il a été enregistré au Studio du Moulin par Jacques Hermet, Jérôme Cotte et Pierre Rougean. J'aime beaucoup l'artwork réalisé par Lys Anamorphose. Sur le cliché en noir et blanc de la pochette, on voit un fauteuil qui a l'air confortable à côté d'une bibliothèque pas très fournie. C'est très vintage et épuré à la fois.

Cet EP est le deuxième "bébé" du groupe juste après "Liar" sortie en 2010. "Gabelt" comporte 5 titres qui naviguent tous entre leurs influences balkaniques et leur énergie garage.

"Chaton" ouvre le bal avec son riff très Arctic Monkeysesque et cette voix grave qui n'est pas sent nous rappeler celle de Julian Casablancas. C'est 3min26 de rock-garage comme on aime dans nos petites oreilles.

Puis "Mexico" prend le relais. J'aime beaucoup cette chanson qui est particulièrement entraînante et entêtante. C'est pas ma chanson préférée, mais disons qu'elle arrive 2ème sur le podium.

"Octopus" est, quant à elle, un peu moins énervée, c'est une bouffée d'air frais. Ce morceau offre un moment propice au vagabondage de l'âme avec son riff aérien et sa ligne de basse bien construite et efficace. Je sais pas vous, mais moi je trouve qu'il y a quelque chose de très urbain dans la musique de Gabelt. Quelque chose d'industriel, de métallique. Quelque chose de "cold" mais de familier. Cette même chose que l'on retrouve chez les Strokes ou les Arctic Monkeys, deux influences majeures du groupe.

Mais trêve de blabla, "Poke" entame ses premiers accords lourds et puissants. C'est elle ma chanson préférée de l'EP car elle est, à mon sens, la plus représentative de la musique de Gabelt. On y retrouve le côté moderne, contemporain, très métropole dont je parlais précédemment. Puis les sonorités balkaniques s'invitent dans la danse surtout à partir de la 3ème minute. Shake your shoulders, babe! J'a-dore!

On termine l'EP avec "Light", une ballade assez mélancolique qui n'est pas sans charme mais qui, personnellement, réveille trop mes tendances spleenétiques pour que je l'écoute en boucle.

Voilà, les rockeurs! Il ne vous reste plus qu'à écouter "Gabelt" vous aussi. Il est dispo sur bandcamp ici mais si vous êtes "old school" comme moi et que vous préférez le support physique, il est très certainement en vente à la fin des concerts du groupe.

J'attends, le prochain EP avec grande hâte. Tout ce que je peux vous dire c'est qu'il a été enregistré au Studio Expérience aux Minimes et qu'il sortira à la rentrée prochaine. Comptez sur moi pour vous tenir au jus (si je procrastine pas...).

Makizara

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Long Road - The Pink Elephants

Un jour, en me promenant nonchalamment au rayon musique de la Fnac, je me penche sans grande conviction sur le bac des CDs soldés. D'habitude, rien ne m'intéresse. C'est toujours de la variété gnan-gnan. Mais ce jour-là, entre un Jean-Louis Aubert et un Mariah Carey pré-chirurgie esthétique, je découvre "Long Road", premier LP des Pink Elephants.

"WTF?! Qu'est-ce que tu fous là, mon mignon?"

(Oui, je parle aux CDs, tout va bien...)

Je réfléchis même pas, je le ramène chez moi. Il finit direct dans mon pieu Ipod et passe brillamment l'épreuve de "l'écoutage en boucle dans le métro". Généralement, c'est preuve de qualité (chez moi, du moins).

Cet album, sortit en 2011 et enregistré en studio La Vache Sous Les Marronniers par Jean-Michel Cros et Ayumu Matsuo, est une véritable pépite de rock'n'roll comme on n'en fait plus beaucoup de nos jours.

Onze titres qui vous ravissent les oreilles et vous donnent envie de shaker de la tête tout en battant la mesure du pied gauche (attention, on peut vous regarder bizarrement dans le métro auquel cas...je préfère prévenir).

J'aime particulièrement "Dutch Flowers" qui est donc inspirée d'un coffee shop d'Amsterdam où les Pink Elephants n'ont jamais mis les pieds, bien évidemment (hashtag gros clin d'oeil) et "Open Your Eyes", petite ballade tellement meugnonne!!

Par contre, je trouve que "Long Road to Drive", morceau qui donne partiellement son nom à l'album, n'avait, paradoxalement, pas de cohérence avec le reste de l'album. Mais c'est vraiment le seul "reproche" que je peux faire à "Long Road".

Bref, je me dis encore que, ce jour-là, à la Fnac, j'ai bien fait de croiser le regard de "Long Road".

Makizara

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Rebirth - The Rusty Bells

Après 6 ans de formation, les Rusty Bells sortent (enfin) leur tout premier album (en CD, Mp3 et Vinyle, c'est pas beau?). Le méfait s'intitule simplement Rebirth.

Étrange, penserez-vous, une renaissance pour un premier album ?!

Ce qu'il faut savoir sur les cloches rouillées made in Toulouse, c'est qu'elles ont traversé bien des choses depuis ce mois de Février 2006. Le line-up a changé. De nombreuses fois. Des filles et des garçons puis des garçons et des garçons.

Mais le « rusty spirit » est resté le même.

Et on le retrouve sur les 10 morceaux que comporte Rebirth. Un côté ricain, des guitares bavardes, une voix éraillée.

« Drop your Eyes » qui ouvre l'album aurait pu être chantée par VV et Hotel. Une ambiance dionysienne s'installe « Because of him ». L'énergie est là, la mélancolie aussi (« My Steel Brother »).

Les Rusty Bells nous font voyager à travers les âges et les mondes. Mais le ticket de départ est quelque peu difficile à obtenir. Il faut plusieurs écoutes pour arriver à vraiment pénétrer l'univers rugueux du groupe.

Mais de un peu frustré, on passe à conquit.

Je le veux: par ici